jeudi 3 décembre 2015

Lire les Méditerranées










La romancière tunisienne Azza Filali sera à la 2e édition de Lire les Méditerranées "Villes du Maghreb entre réalités et fictions" pour une table ronde autour du thème "Des romans et des villes".





Samedi 5 décembre 2015 à 16h
Bibliothèque départementale 
des Bouches-du-Rhône 
20, rue Mirès - Marseille

lundi 30 novembre 2015

Le Fonds pour les femmes en Méditerranée récompensé


Créé en janvier 2008, le Fonds pour les femmes en Méditerranée est installé à Montpellier (France). Association régie par la loi 1901 française, le Fonds est animé et dirigé par des femmes issues de pays méditerranéens et partage son expérience avec celles des organisations féminines de la région. Dirigé par un bureau dont la présidente est Marta Giral, ses activités reposent sur deux comités : un comité d'honneur et un comité de conseillères.
Le Fonds pour les Femmes en Méditerranée fait partie du Réseau international des Fonds de Femmes et du Women's Funding Network.
En 2015, récompensé par le Prix France-Algérie de l'Excellence au Féminin, organisé par le Forum France-Algérie, il s'est vu décerner la Médaille de la Ville de Paris.


mercredi 2 novembre 2011

Liban : un patrimoine phénicien en danger

Qui a dit que plus l'Homme avance dans l'ère des civilisations, plus il est moins soumis à ses actes de barbarie ? Que plus il s'instruit et se cultive, plus il a le respect de son Monde et apprends à ses enfants ce même respect.

Bien sûr, il va de soi que l'on ne peut qualifier de "barbare" un projet visant à faire disparaître un patrimoine au regard des centaines de morts que la Planète connaît de manière récurrente au fur et à mesure qu'elle avance dans la "civilisation".

Mais un patrimoine, ce n'est pas seulement une architecture belle, c'est aussi le témoignage de ce que nous fûmes, de ce que nous avons reçu et imprimé dans la rétine de notre mémoire.

Que dire aux futures décennies quand on enterre une abbaye du 13e siècle quelque part dans le 5eme arrondissement de Paris pour construire un parking de stationnement ? Que dire des vestiges déportés au cours de campagnes de razzias ou de conquêtes pour faire le bonheur des voleurs - n'ayons pas peur des mots - ou des conquérants qui s'approprient tout depuis les ruines sumériennes, akkadiennes, byzantines, les écrits mésopotamiens, les trésors de Salaheddine, l'obélisque d'Alexandrie ou le pillage des musées irakiens, ou encore la destruction d'un temple en Afghanistan, sous prétexte de science, de culture ou de religion ?

Aujourd'hui, on ne cache même plus de tels actes par de falacieux prétextes : on prend, un point, c'est tout.

Au milieu du fracas des batailles financières, pétrolières, territoriales, un port phénicien au Liban se demande pourquoi, après des centaines d'années, on lui reproche d'exister et de gêner surtout. Pour construire un immeuble à l'architecture sans saveur, symbole plus d'un tempérament prédateur que d'un désir de grandeur majestueuse...

Il est temps que les patrimoines de l'Humanité soit l'objet d'une Charte signée par tous les Etats s'engageant à assumer leur protection et leur entretien, au même ordre que l'environnement.

Car faire mourir les traces de notre Passé, c'est nous enlever notre Mémoire et notre Humanité.

F. C.-A.

Mondes Méditerranée N°4/Novembre 2011

mercredi 13 juillet 2011

Une action citoyenne dans une banlieue algéroise : la cité Malki ou le sourire retrouvé

Mondes Méditerranée a reçu ce témoignage de presse sur des Méditerranéens vivant en Algérie. Ce pays connaît en matière d'urbanisme et d'hygiène un problème d'une telle ampleur dans ses métropoles qu'il est devenu une question vitale. Ici, nous prenons connaissance d'une initiative citoyenne dans ce qui fut l'une des plus belles banlieues de la capitale algérienne et située sur les collines.

"Ce sont des citoyens anonymes. Ils n’adhèrent à aucun parti politique. Ils ne sont membres d’aucune association. Et ils sont animés par une fibre citoyenne, voire civique. Ce sont les habitants de la cité Malki, à Ben Aknoun, Alger.


Photo K. Smail.
Ces citoyens, investis d’une verve civique, chaque semaine depuis quatre mois, lancent des actions de volontariat au sein de la cité Malki. Des anciens, des jeunes et même des enfants mettent la main à la pâte. Ils ont initié des opérations de nettoyage, d’arrosage, de jardinage et d’hygiène au chapitre de la salubrité publique. L’idée a germé à l’issue d’une discussion autour d’un café quant à l’hygiène et l’esprit responsable des riverains. Ils se sont constitués en collectif, ne cessant de fédérer d’autres locataires. Même Mme l’ambassadrice d’Autriche a participé à ce volontariat. Ils ne rechignent guère devant l’effort. Ils sont disponibles. Ils sont heureux et ravis de montrer et démontrer leur altruisme. Car ils veulent que cela devienne une tradition, un réflexe hebdomadaire civique et, par conséquent, pédagogique. D’ailleurs, ces citoyens se sentent responsables à l’endroit des enfants en matière d’aires de jeux et de loisirs.

Ainsi, ont-ils initié des ateliers pédagogiques, didactiques, ludiques et des espaces où les petits s’adonnent aux activités d’éveil, notamment le dessin, avec un trait pictural les sensibilisant au respect et à la protection de l’environnement, à la fibre écologique et à avoir la main verte dans leur milieu urbain ambiant. Pour encourager les enfants à la lecture, l’on a offert plus de 100 ouvrages en anglais, français et arabe, des nouvelles, des contes, des bandes dessinées et des manuels de dessin et de peinture aux enfants. Et en prime, des billets pour assister au cirque Amar à Alger. C’est dire la pédagogie des citoyens de la cité Malki.

Belle leçon

Par ailleurs, les citoyens de la cité Malki honorent chaque vendredi un martyr de la Révolution algérienne, un ancien de la cité ou un ouvrier. Ainsi, un hommage posthume a été rendu au martyr Mohamed Malki, un postier assassiné le 22 avril 1962. Vendredi dernier, un autre vibrant hommage a été organisé à l’endroit de l’ancien moudjahid Yaloulène, un fidaï de la zone parisienne du FLN, ancien de la Fédération de France, ami très proche de Belkaïd, ancien ministre de la Culture, appelé «L’ange blanc» et qui a été incarcéré au pénitencier de Fresnes. Ammi Akli, un éboueur de la cité, a été honoré pour son abnégation au service des habitants de la cité Malki. Et puis, toutes ces actions bénévoles se terminent par une «couscous party» conviviale et familiale. Une B.A. citoyenne à saluer et à encourager tout bas !"
K. Smail


Les anciens de la cité Malki sont sur Facebook.



 
Mondes Méditerranée N° 3/ Juillet 2011 - Mémoires Vives

NAISSANCE DE MONDES MEDITERRANEE

Mondes Méditerranée est une suite logique à International NewsNet et Arabian People & Maghrebian World. Cependant, ces deux magazines étant assez spécialisés, nous souhaitons créer un espace qui donne la parole à des personnalités de grande réputation, des gens vivant en Méditerranée et cela, sur tous les plans : environnement, sciences sociales, religieux, vie au quotidien, philosophie... sans ostrascisme et sans sectarisme.

Fidèles à notre tradition de ne pas soulever de polémiques antagonistes, Mondes Méditerranée offre son espace afin que les uns apprennent à mieux connaître les autres : leurs traditions, leur pensée, leurs forces ou leurs faiblesses ; des interviews, des conférences et points de vue seront le cadre de ces matières. Des Mondes différents qu'unit et que nourrit cependant un seul berceau : la Méditerranée.

Il arrivera, certes, que des paroles soulèvent bien des interrogations, voire des oppositions. Nous n'avons pas vocation à cela, notre vision étant la Méditerranée, telle qu'elle vit aujourd'hui.

Les colonnes sont ouvertes aux deux rives de la Belle Bleue et nous tenterons, par ailleurs, de favoriser le multilinguisme, même si le français est la langue de base de ce magazine. Pour plus de compréhension, Mondes Méditerranée tentera de présenter une traduction autant que ses moyens techniques le lui permettront.

Mondes Méditerranée - Le Mot de la Rédaction - N° 1/ Juillet 2010