mardi 19 octobre 2010

Creators : une "mémoire" des créateurs palestiniens




(Label de Creators)
Par Monia Boulila


Voilà déjà une année de passée depuis la création, sur le réseau social Facebook, de la page « Créateurs palestiniens » ou Creators (1), le 15 juillet 2009, par Raid Dibs et sa femme Besama Betat, un titre tout simple car, de tout temps, la création est un attribut de la personnalité palestinienne.


Ses premières publications portaient sur « El-Qods, capitale culturelle arabe », pour se maintenir et évoluer par la suite malgré sa suppression abusive pendant un mois par la direction de Facebook.
Dès ses débuts, elle a toujours voulu être une excellente page culturelle indépendante et plurielle couvrant tous les domaines de la culture et de la création palestinienne. Sa préoccupation majeure est d’honorer la mémoire des créateurs disparus et de faire connaître tous les créateurs sans exception aucune, à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine. Il lui revient également le mérite de faire connaître les institutions culturelles palestiniennes.

Jusqu’à ce jour, Creators a publié des milliers de textes ; tout en sachant que le nombre n’a jamais été un bon instrument de mesure, c’est plutôt la qualité, la valeur culturelle et créative de l’écrit qui priment. Ces textes ont contribué à faire connaître des centaines de créateurs palestiniens, disparus ou vivants, et dans des domaines culturels variés : littérature, arts, sciences…Elle a pu également rassembler et publier les textes en prose du grand poète Mahmoud Darwich qui n’étaient pas jusque-là sur un support numérique disponible sur Internet.
De même, la direction de la page attache une grande importance à un archivage de qualité quelle que soit la source : journal, revue ou site électronique. Cet archivage porte sur le nom de l’éditeur, de l’écrivain ou du chercheur et la date de la publication.

Tous ces efforts n’ont pas uniquement fait connaître des créateurs palestiniens à différentes catégories de la population mais ils ont contribué, également, à faire découvrir la réalité de la scène culturelle palestinienne et la richesse de ses ressources humaines dans divers domaines.
De même, la page a permis d’établir le contact entre les créateurs palestiniens eux-mêmes.
Toutes ces actions sont à l’actif de la direction du journal et elles témoignent de la vivacité et de la générosité du peuple palestinien.

Creators continuera d'être et d'exister comme elle l'a toujours été jusque-là, sans aucune prétention, tout en focalisant ses activités sur les problématiques de la création et de la culture palestiniennes. Elle continuera à promouvoir et à encourager toutes les valeurs et les initiatives positives, pour rester toujours une référence utile aussi bien parmi les pages de Facebook qu’en dehors de Facebook (2).

C’est que les administrateurs croient profondément au rôle primordial de la culture et de la création palestinienne dans la lutte contre l’occupation israélienne et l’accès à la liberté, car point de liberté sans création et point de création si la liberté n’est pas la finalité.

Pour toutes ces raisons, Creators a pu bénéficier du respect et de l’amitié de milliers de participants ainsi que du respect et de l’encouragement de beaucoup d’écrivains et d’académiciens.

Ce succès a encouragé l’équipe à élargir son staff en associant un certain nombre de volontaires et en s’organisant de sorte que chaque membre s’occupe d’un domaine particulier, alors qu’il y a une année, elle était gérée par le couple Raid Dibs et Besema Battat.

En ce premier anniversaire, souhaitons longue vie à la page Creators pour servir la culture et la création palestiniennes, ainsi que des encouragements en particulier aux nouveaux venus à la direction.

Le Staff :
Besama Betat :
chargée du choix et du suivi des textes littéraires à publier sur la page.
Rawd Dibs : chargée des informations concernant toutes les activités culturelles et artistiques palestiniennes à l’intérieur du pays et à l’étranger.
Marie Ailabouni : chargée des affaires du patrimoine, des arts et des chansons patriotiques.
Mohammad Nasrallah : chargé de la publication des tableaux et peintures palestiniennes.
Eyad Odeh Al Haj : chargé de la publication en rapport avec les meilleurs livres palestiniens.
Suha Shomaly : chargée de la présentation des institutions culturelles palestiniennes.

Et à la tête de cette équipe, le créateur Raid Dibs qui continue à assurer la coordination et la supervision générale de la page.
Mondes Méditerranée N° 2/ Août 2010 - Mémoires Vives

__________
(1) Lien : http://www.facebook.com/pages/Creators-mbdwn-flstynywn/103552476818
(2) Comme c’est le cas ici, dans Mondes Méditerranée.

NAISSANCE DE MONDES MEDITERRANEE

Mondes Méditerranée est une suite logique à International NewsNet et Arabian People & Maghrebian World. Cependant, ces deux magazines étant assez spécialisés, nous souhaitons créer un espace qui donne la parole à des personnalités de grande réputation, des gens vivant en Méditerranée et cela, sur tous les plans : environnement, sciences sociales, religieux, vie au quotidien, philosophie... sans ostrascisme et sans sectarisme.

Fidèles à notre tradition de ne pas soulever de polémiques antagonistes, Mondes Méditerranée offre son espace afin que les uns apprennent à mieux connaître les autres : leurs traditions, leur pensée, leurs forces ou leurs faiblesses ; des interviews, des conférences et points de vue seront le cadre de ces matières. Des Mondes différents qu'unit et que nourrit cependant un seul berceau : la Méditerranée.

Il arrivera, certes, que des paroles soulèvent bien des interrogations, voire des oppositions. Nous n'avons pas vocation à cela, notre vision étant la Méditerranée, telle qu'elle vit aujourd'hui.

Les colonnes sont ouvertes aux deux rives de la Belle Bleue et nous tenterons, par ailleurs, de favoriser le multilinguisme, même si le français est la langue de base de ce magazine. Pour plus de compréhension, Mondes Méditerranée tentera de présenter une traduction autant que ses moyens techniques le lui permettront.

Mondes Méditerranée - Le Mot de la Rédaction - N° 1/ Juillet 2010